La promenade de ce soir nous entraîne dans la rue Victor Hugo, ou coexistent deux mondes, celui d’aujourd’hui avec ses centres commerciaux au bout d’une rue animée, et celui d’autrefois avec ses lavoirs et abris pour barques. Nous commençons à côté de chez moi en nous dirigeant vers St Rémy sur Avre. La rue est bordée de larges trottoirs (photo 00). On aperçoit à droite le beau parc du collège Jean-Claude Dauphin de Nonancourt, et à gauche les terrains en pente avec de grands arbres qui bordent la voie ferrée Paris-Granville.
Quelques mètres plus loin un Dojo (club de Karaté) un peu étrange attire la vue, c’est l’ancien temple protestant de Nonancourt (photos 04, 6). Il a été construit en 1878 suite à l’installation d’industries textiles dans la Vallée de l’Avre qui ont amené une importante main d’œuvre étrangère et parmi elle beaucoup de protestants. (histoire du protestantisme dans le drouais). Le nombre de protestants ayant fortement diminué, le temple ne se justifiait plus, la commune en a repris possession en 1972. Le club de Karaté est aujourd’hui très dynamique et fréquenté plusieurs soirs par semaine.
| 04 : L’ancien temple protestant de Nonancourt | 06 : L’ancien temple, vu de face |
L’entrée du collège Jean-Claude Dauphin (photo 05) est en face du Dojo. Des parterres « à la française » et des arbres centenaires nous rappellent que le terrain faisait jadis partie du parc du château de St Lubin. Rue Victor-Hugo ne subsiste plus qu’une industrie, la société Cemp (anciennement moteurs antidéflagrants de l’Avre). L’usine est bâtie au bord de l’Avre, un corps de bâtiment du 17eme siècle et une grande cheminée (Photo 07) bordent un atelier plus traditionnel.
| 05 : Le collège de Nonancourt | 07 : L’usine de moteurs électriques antidéflagrants Cemp |
Après avoir dépassé l’usine nous longeons le bord de l’Avre (Photo 08), l’endroit est fréquenté par les pêcheurs à la belle saison. L’hôtel restaurant bar « Le rendez-vous des pêcheurs » abrite en toute saison une clientèle d’habitués. (Photo 10).
| 08 : Le bord de l’Avre | 10 : Le bar restaurant le rendez-vous des pêcheurs |
Un local à bateaux en ruine borde encore l’Avre (Photo 11). A cet endroit l’Avre se divise en 2 branches (Photo 12) avec au milieu les restes de l’usine de caoutchouc Ruberia qui a fermé il y a quelques années.
| 11 : Un ancien local à bateaux | 12 : L’Avre se divise devant l’ancienne usine Ruberia |
De l’usine Ruberia il ne reste que la moitié des bâtiments, promis à la démolition progressive tandis que s’étend la zone commerciale. Nous sommes sur le parking d’un supermarché. Un bras de l’Avre serpente dans l’usine (Photo 14). Des écluses régulent le passage de l’eau .
L’usine tombe dans l’oubli (Photo 15) , les ateliers sont cachés progressivement par la végétation.
| 14 : Un bras de l’Avre traverse l’ancienne usine Ruberia | 15 : L’usine Ruberia disparaît progressivement sous la végétation |
La promenade se termine, le soir tombe. Nous contemplons une dernière fois le bord de l’Avre (Photo 16) et le collège (Photo 22).
| 16 : Le bord de l’Avre, sur le chemin du retour | 22 : Le collège |
De retour vers le centre ville (Photo 24), nous passons devant le restaurant « Le relais du vieux château », un excellent restaurant assez fréquenté le weekend.















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