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Après la visite de Conches ( lien ), nous reprenons la voiture pour une balade sur le circuit du sec Iton (voir le circuit sur le site www.eure-balades.fr ), à partir de Gaudreville-la Rivière, à 7 km au sud est de Conches, et 15km d’Evreux (voir le site de la commune : www.gaudreville-la-riviere.com ). L’Iton possède la propriété étrange de paraître à sec sur des parties importantes de son cours. La rivière passe en fait sous terre par des petits puits naturels, formés dans le calcaire, appelés bétoires, et ressort parfois au bout de plusieurs kilomètres. Ce circuit de 14 km nous fait longer le sec Iton, puis longer les champs et enfin revenir à travers le Bois de la Haie. Le sentier est bien balisé en jaune, et assez facile, la durée indiquée de 2 heures me semble un peu optimiste.
On gare la voiture devant la mairie, le circuit bien balisé en jaune longe une propriété, on rejoint le lieu-dit du Pont de St Jean traversant l’Iton à sec, ou bien passant sur une antique passerelle (Photo 26). Suivant toujours le chemin, on tourne à droite et on rejoint la route qui longe l’Iton. La rivière est à sec tout le long, le lit est semé de grandes herbes et franchi par des ponts (!) (Photo 29).
 Une passerelle franchit l'Iton qui est à sec
 29 : La route longe le lit de l’Iton rempli de grandes herbes
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Après quelques centaines de mètres le long de l’Iton, on rentre dans le hameau, longeant de belles maisons normandes, puis on rencontre encore le sec Iton. On passe à gué, à côté d’une passerelle, dans le lit caillouteux de la rivière. On imagine un torrent impétueux, maintenant à sec ! (Photo 32). On suit alors une petite route à travers champs, j’ai d’ailleurs commencé à lâcher le chien. Après quelques centaines de mètres, on arrive à la ferme des Haisettes, et on retrouve l’Iton, avec une nouvelle passerelle (Photo 33). Surprise l’eau est de retour commençant à affleurer à gauche (photo 34) et formant une petite rivière à droite (photo 35).
 33 : Une nouvelle passerelle sur l’Iton près de la ferme des Haisettes
 34 : A gauche de la passerelle, l’eau ressurgit
 35 : A droite la rivière s’est reformée
Nous suivons le chemin balisé sur la droite longeant la rivière, et sur la gauche une vaste étendue de champs. Mon chien Bretzel en profite pour aller tremper les pattes dans l’Iton (Photo 39). Le chemin devient plus pentu et longe les bois (Photo 43). On remonte ensuite en direction du village des Boscherons, pour rentrer ensuite dans la forêt.
 Une trempette dans l’Iton
 43 : Le chemin longe les bois
C’est à ce moment la que j’ai regardé ma montre, il était déjà 12h30, et j’avais promis d’aller voir ma mère à Paris ce samedi après midi ! Il était temps de rentrer en vitesse à Nonancourt. Nous avons donc coupé par une route directe à travers bois, au lieu de suivre le sentier dans la forêt, balisé de panneaux pédagogiques, que nous annonce le circuit. Tant pis, c’était quand même une promenade agréable, agrémentée de la curiosité naturelle du sec Iton. La route revient vers le village de Gaudreville, qui est quand même assez loin, on est content d’apercevoir la mairie au bout de la route !
Philippe
Le coin du voile, livre de Laurence Cossé, éditions Gallimard, 1997
Dans ce livre, qui a obtenu le prix des écrivains croyants en 1996, l’auteur nous invite à méditer avec le sourire sur la Révélation, la Foi.
Le père Beaulieu, un jésuite, reçoit par la poste, d’un prêtre défroqué, six feuillets qui prouvent que Dieu existe, de manière irréfutable. Il est transporté de joie et transmet cette preuve à son collègue, ébloui à son tour par cette nouvelle. Ils confient le texte à leur supérieur, le provincial de l’ordre. Celui-ci, trop occupé par les réalités terrestres et de son agenda mondain, croit d’abord à un canular. Il n’a aucune envie de lire, et même de toucher ces feuillets, se disant qu’ils sont devenus fous. Il trouve un bon moyen pour enterrer le sujet, une commission d’experts théologiens. Hélas, les deux experts consultés sont convaincus à leur tour. Le provincial, prudent, enferme dans un coffre-fort les six feuillets qu’il n’a toujours pas lus. Il réfléchit : comment annoncer cette nouvelle ? Il doit en référer au général des jésuites à Rome.
Bien entendu, le secret est difficile à garder, car l’un des jésuites en parle à sa sœur, la très élégante Marie-Jeanne Bellard-Moyau, femme d’un conseiller d’état. Elle aussi est incrédule : « Tu es bizarre. Tu n’as pas eu de vision au moins ? Je croyais que dans ta congrégation ça ne se faisait pas ? ». Ainsi le gouvernement est rapidement informé, et le premier ministre est lui aussi touché par la grâce. Il abandonne sa carrière, au grand scandale de ses ministres, et se souvient enfin qu’il a une femme qui s’ennuie dans son coin. Le roman est lancé, une course-poursuite jusqu’à Rome s’engage entre les croyants et les hommes de pouvoir qui craignent que le monde ne soit plus gouvernable si la nouvelle se répand.
La satire est drôle et bien écrite, on sourit aux craintes des ministres et ecclésiastiques qui fusent : « Ma fonction n’a de sens que dans un monde en proie au mal », se dit le ministre de la justice, « les catholiques deviendront protestants, il n’y aura plus besoin d’intermédiaires », pense un évêque. Je vous laisse deviner la suite du livre ou la lire…
L’ouvrage n’est pas choquant pour un chrétien, car au demeurant tous les personnages sont sympathiques et de bonne foi. Au fond, nous avons en chacun de nous un peu de tous ces gens dans notre réaction face à la grâce qui nous est donnée par le Christ. Bonne lecture.
Philippe
Bibliographie sur l’auteur : Laurence Cossé
Conches, but de notre promenade ce samedi, est une petite ville agréable, au bord de l’Iton ( voir le site de la ville www.conches-en-ouche.fr )
On arrive de Damville par une longue rue principale, la rue Ste Foy. Je me suis garé sur une petite place proche de la mairie, la place Aristide Briand. De cet endroit on a une vue agréable sur le parc de la mairie, et le donjon. (en savoir plus sur le donjon : www.casteland.com ; www.montjoye.net ).
 01 : Le donjon de Conches
Le donjon (1) a été construits par Roger III de Tosny en 1035. Les seigneurs de Tosny ont également développé la ville en y construisant une abbaye pour abriter les reliques de sainte Foy ramenées de Conques en Rouergue. Le château, perché sur une butte, a eu une histoire tumultueuse. Pris par Philippe Auguste en 1199, il a été réoccupé par les anglais en 1364. Attribué à Duguesclin en 1371, il a été repris par les anglais en 1441. A cette occasion la puissance défensive du donjon est accrue sous les ordres du Captal de Buch ( Captal_de_Buch ) par une tour supplémentaire ayant pour particularité de démarrer sur une base carrée.
 04 : Vue sur le donjon depuis le chemin
Nous descendons sur la droite, passant en dessous du donjon (4). Le chemin descend dans un petit bois, à la grande satisfaction de mon chien Bretzel, avec une belle vue en contrebas sur l’Iton, et fait le tour du château. On remonte de la même façon de l’autre coté du donjon, arrivant devant la mairie (7), un beau bâtiment bordé par un parc bien entretenu.
 07 : la mairie
 08 : L’église sainte Foy, vue depuis la mairie
En contournant la mairie (impasse de l’hôtel de ville) on arrive sur une petite place à côté de l’église sainte Foy, de style gothique flamboyant (8). Les vitraux de Ste Foy de Conches du milieu du XVIème siècle sont parait-il remarquables. Comme je ne pouvais pas rentrer avec le chien, je me suis attardé à observer les décorations extérieures de l’église (10), particulièrement les gargouilles (13).
 10 : L’arrière de l’église ste Foy est ornée d’une dentelle de pierre et de nombreuses gargouilles
 13 : Une gargouille a l’aspect pathétique !
Nous revenons sur la rue sainte Foy, pour un dernier coup d’œil aux nombreuses boutiques et aux maisons normandes traditionnelles (19). En fait nous sommes pressés d’atteindre le but final de notre promenade, un circuit de randonnée au bord de l’Iton (voir l’article circuit du sec Iton ). Je reviendrai une autre fois !
 19 : La rue et l'église ste Foy
Philippe
Chaque commune de campagne a surement son Bois Clair, un petit bois de faible étendue où on peut se promener le dimanche sans besoin d’une carte pour se retrouver, avec quelques belles allées. Le Bois Clair de Nonancourt domine la plaine de l’Avre, au dessus de Nonancourt et St Lubin des Joncherêts. On y accède à partir de la rue principale (à cet endroit rue Victor Hugo) en montant la côte de Bellevue, qui passe sous la voie de chemin de fer. Un sujet d’excursion banal, mais qui se pare de couleurs magnifiques en automne. On remarque en montant les feuilles d’érable flamboyantes (61 ou 62) à côté de la voie ferrée. On arrive ensuite un peu essoufflé à de belles allées qui bordent le bois.
 de magnifiques feuillages au bord de la route cote de bellevue
 Sur la droite, une allée borde le bois clair, au dessus de Nonancourt
Prenant l’allée à droite (59), on rencontre après 25 mètres un sentier (55) qui traverse le bois, planté principalement de chênes. Le bois semble d’origine assez récente, on y rencontre ça et la des restes de propriétés : d’anciens fossés, des clôtures effondrées marquées « prière de refermer la porte », des pins d’agrément manifestement plantés par l’homme. Le sentier débouche de l’autre côté du bois, dans une allée qui borde le bois et un champ, avec une belle vue sur la campagne et le cimetière de la Madeleine de Nonancourt.
 Un sentier traverse le bois
 Vue d'esemble sur le bois clair et les champs
Notre chien suit comme d’habitude cette allée autour du bois, suivant les nombreuses pistes de bêtes, indifférent ce dimanche aux superbes couleurs du feuillage (007), nous avons à peine le temps d’aller contempler la vue en contrebas sur St Lubin des Joncherêts (37), et un superbe arbre rougeoyant (34)
 37 : Vue sur St Lubin et ses nombreuses constructions nouvelles.
 34 : Un arbre au feuillage flamboyant
Quittant le bois clair sur l’allée en direction de la sortie de Nonancourt et de St Rémy sur Avre on a une vue d’ensemble sur les champs et les bois clairsemés de loin en loin. Les champs sont cultivés, il y a même un champ de pommiers récemment plantés, couverts de belles pommes rouges (21)
 21 des pommiers plantés au bord du chemin
C’est généralement l’endroit où notre chien Bretzel daigne enfin revenir à coté de nous, d’excellente humeur (10). Le chemin redescend ensuite en direction de St Rémy sur Avre, mais bien souvent nous préférons rebrousser chemin et longer à nouveau le bois clair. Le jeu des saisons décore le bois le plus ordinaire pour qui aime l’observer, mais c’est l’automne que je préfère. Ami lecteur, vous avez surement un bois clair où vous promener en Novembre ?
 10 : Notre chien Bretzel heureux de son tour au bois clair
Philippe
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