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Foire à tout de Nonancourt – 13 juin 2010

744 : Nonancourt - foire a tout - place de l'église

Dimanche 13 juin,  le parking de la place Janvier est plein. C’est la foire à tout. Comme d’habitude nous allons faire un tour, en passant par les étalages multicolores de la rue Gambetta. Dès le début de la rue, nous rencontrons des amis sur un stand. Place de l’église (photo 744), toujours beaucoup de monde… Rien ne m’avait frappé, pourtant j’ai remarqué sur la photo un engin étrange, monté sur une petite remorque. S’agit-il d’un ancien engin agricole ? Ami lecteur, si l’un d’entre vous sait ce que c’est je serai intéressé…

748 Nonancourt – foire à tout – devant l’office du tourisme

Nous remontons en direction de l’office du tourisme (748), maison Mouret, sans but précis, juste pour voir le spectacle. Une jolie statue d’éléphant attire notre regard (747). Un peu plus loin, une petite ferme en bois nous attire, pour notre petit fils Raphael qui fête ses 1 ans. Sur le stand, l’ancien propriétaire, un jeune garçon, est fier de montrer la fonctionnalité de son ancien jouet.

747 Nonancourt – foire à tout – Cette statue d’éléphant m’attiré

Après de multiples rencontres, nous revenons par la Grande Rue, chargés de notre ferme, nous frayant un passage dans la foule assez compacte. Nous passons devant le stand de vêtements, qui nous attire comme chaque année par ses superbes drapeaux (752, 754).

752: Nonancourt – foire à tout – Dans la rue principale

Comme d’habitude, la foire a tout est une occasion sympa de se promener à pied dans le centre ville, de rencontrer les voisins. Il y a toujours une babiole intéressante. Cette fois ci un éléphant en bois, que je n’ai pas acheté, et un jouet pour notre petit fils. Et vous ami internaute, viendrez-vous à la foire à tout 2011 pour découvrir les vieilles rues de Nonancourt ?

754: Nonancourt – foire à tout – Dans la rue principale

Philippe

La vallée aux cailles à Boncourt - visite organisée par l’AVERN

Le 5 juin 2010, nous étions bien  40 personnes au rendez-vous  à 14h30 dans le centre de Boncourt, à environ 2km d’Anet (Eure-et-Loir). Le parking était plein nous nous sommes garés un peu plus loin. Il faisait déjà très chaud, environ 28-30° et un temps un peu orageux. Nous allons visiter la vallée aux cailles avec l’association l’AVERN

Au nord de la forêt de Dreux, la Vallée des Cailles forme un vallon sec qui s’étend sur 2 kilomètres avant de rejoindre la Vesgre, affluent de l’Eure. Sur les versants affleure la craie tandis qu’en fond de vallée s’accumulent argiles,  limons et cailloux de silex également appelés « Cailles ». Protégé des pluies de l’ouest par les reliefs du Perche, crayeux et donc poreux, pentu, exposé plein sud aux rayons solaires, le versant nord est particulièrement aride. Il réunit des conditions favorables au développement de pelouses calcicoles, formations herbacées rases se développant sur des sols secs et calcaires. Milieu original et diversifié en termes de flore, elles accueillent de nombreuses graminées et bien d’autres familles botaniques, et en particuliers plusieurs espèces d’orchidées.

On trouvera plus de détails sur cahiersnaturalistes.free.fr

Depuis le centre de Boncourt, nous montons sur un sentier empierré  le long des champs. On arrive ensuite dans le bois qui surplombe la vallée des cailles. Dans la montée notre accompagnateur, Mr Joly nous montre quelques particularités de ce terrain calcaire, un peu forgé par la main de l’homme. Des carrières creusées de part et d’autre du chemin, se sont ensuite creusées dans le calcaire sous l’influence de l’érosion des pluies, laissant ensuite de grands trous envahis à nouveau par la nature.

004 : Le groupe de l’Avern près d’un pin sylvestre. Vue sur la vallée


 

En haut de la côte, nous nous arrêtons sous un pin sylvestre, avec une vue magnifique sur la vallée (Photo 04).  A côté un panneau pédagogique présente la réserve de la vallée aux cailles (Photo 09). Notre guide,  Mr Joly, biogéographe, un des auteurs de l’Atlas de la flore d’Eure-et-Loir, l’un des fondateurs de la réserve naturelle de Boncourt nous parle avec passion de celle-ci. Le terrain calcaire, presque crayeux, abrite de nombreuses espèces rares, plus de 400 espèces répertoriées. D’autres sites intéressants de ce type existent Ezy sur Eure, Montreuil.

Les plantes se sont adaptées au milieu sec, avec de longues racines et une faible consommation d’eau, exemple à méditer pour nous. Le terrain de la vallée des cailles est un terrain communautaire municipal depuis le moyen âge. A l’époque et jusqu’au 19eme siècle il était cultivé.  Autour de nous, sur le sol, on remarque la présence de nombreuses  graminées ainsi que de nombreuses fleurs  jaunes et rouges sur la pelouse, caractéristiques des terrains secs.

09 : Le groupe près d’un pin sylvestre. Panneau d’accueil qui présente la réserve naturelle régionale de la vallée aux cailles


 

Notre accompagnateur nous fait observer les fleurs remarquables à nos pieds, typiques des terrains secs et rocailleux. Tout d’abord des fleurs jaunes (photo 05 diaporama). Ce sont des hypocrepis. A côté (photo 007 diaporama) des orobanche, plantes parasites de l’hypocrepis. Les orobanches sont des plantes herbacées de petite taille, de 10 à 60 cm selon les espèces. Ces plantes sans chlorophylle dépendent entièrement de plantes-hôtes pour les éléments nutritifs dont elles ont besoin. Les semences d’orobanches émettent après la germination une pousse à l’aspect de racine qui se fixe sur les racines des plantes-hôtes les plus proches. La plante reçoit alors l’eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte. Voir plus de détails sur Wikipedia , et crdp2.acbesancon.fr/flore

Un peu plus loin, toujours dans la même prairie au sommet de la colline, Mr Joly nous fait oberver une autre orchidée, Orchidée gymnademia conopsea  (ou orchis moucheron, photo 11 diaporama). Voir plus de détails sur Wikipedia (photos, habitat etc..). C’est une des dernières orchidées à apparaître le long des routes. Bien visible car plutôt grande, souvent en nombre assez important, poussant dans les pelouses sèches calcaires, aussi bien en plein soleil qu’à mi-ombre, en été.

Notre guide nous fait également remarquer la grande variété de fleurs sur la même pelouse. Les petites fleurs jaunes autour de nous sont de deux espèces. Des hypocrépis (photo 05 diaporama), et des fleurs un peu plus pâles qui sont des coronille minimes, également plantes de milieu sec. Voir photos et descriptions sur herbierfrance.free.fr .

Poursuivant l’observation de la pelouse, notre guide nous fait remarquer l’adaptation spontanée de la nature à une trace de passage à moto. D’autres plantes se sont installées à cet endroit.  La prairie est également riche en  graminées dont des Koelerie pyramidales. Nous goutons de minuscules feuilles d’origan qui poussent à nos pieds, encouragés par une voisine du groupe.

27 : Les orchidées limodores sont nombreuses dans quelques clairières au pied des chênes


 

Nous quittons la prairie pour revenir un peu plus haut sur le chemin, puis nous allons dans le bois, sous des chênes  pour observer les orchidées limodores . (photos  26, 27,   30, diaporama). Elles sont dépourvues de chlorophylle et de feuilles. On ne sait pas précisément si ces plantes sont saprophytes, c’est-à-dire vivant de matières organiques en décomposition grâce à des champignons, ou bien parasites car soudées à des racines de chêne, de hêtre ou de châtaignier.
Voir plus de détails sur www.botanique.org .

26 : Fleurs d’une orchidée limodore


 

Nous poursuivons notre parcours  en revenant sur le chemin qui passe au milieu de chênes. Notre guide nous fait observer les différentes  variétés de chênes , dont certaines  se rencontrent parfois dans le midi, et quelques fleurs telle la mélitte à feuille de mélisse (photo 034 diaporama), que l’on rencontre d’habitude vers cahors(Voir par exemple effeuillage.cahors.free.fr ) ou en savoie.

Nous nous sommes ensuite arrêtés dans un pré. Certains s’assoient car il faut très chaud (photo 705 diaporama), d’autres observent les fleurs  aux alentours, un livre de botanique à la main. Il y a en particulier de superbes fleurs bleues et une orchidée rouge, orchis pourpre (44).

44 : Orchis pourpre


 

Un peu plus loin, sur le chemin, un petit orvet traverse imprudemment. Le groupe observe ce petit serpent inoffensif, puis le relâche bien vite (photo 715 diaporama). Nous arrivons enfin à une nouvelle clairière pour voir des orchidées Ophrys bourdon (photo 725), parfois appelée ophrys frolon, fusciflora( Voir description sur Wikipedia ) . Elle doit son nom à la ressemblance entre sa fleur et l’abdomen d’un bourdon. Cette astuce lui permet de faire transporter d’une fleur à l’autre son pollen par les insectes.

725 : une orchidée Ophrys bourdon


 

Il fait maintenant très chaud et le groupe revient lentement vers le centre de Boncourt. Cette visite passionnante avec l’Avern nous a permis de découvrir  des petites plantes de terrains secs que nous n’aurions pas remarqué tout seuls, dont de superbes orchidées. Nous y reviendrons surement.

cliquez sur une photo pour regarder le diaporama :

Philippe

Un jardin extraordinaire – exposition de Bernard Blaise à St Lubin

L’artiste Bernard Blaise invitait  à découvrir ses créations extrêmement originales et diverses dans le parc et l’orangerie du château de St Lubin du 17 Avril au 24 Mai.

41 : sculptures de Bernard Blaise devant l'orangerie du chateau de St Lubin

L’exposition commençait  dans le parc du château avec des structures géométriques en fil de  fer, certaines faisant penser à des extraterrestres, d’autres formant des structures plus majestueuses dans les pièces d’eau. Les sculptures sont accompagnées de légendes humoristiques, basées sur des jeux de mots.

42 : Les sculptures métalliques sur pied s’approchent de nous. On dirait des extraterrestres

L’orangerie abritait la suite de l’exposition, principalement des sculptures avec des matériaux très divers, le fil de fer bien sûr, mais aussi le carton, la pierre et le métal.

Les structures en carton m’ont vraiment étonné par leur originalité, et certaines par leur réalisme : consoles, guitares, vases, formes géométriques audacieuses se marient de façon surprenante avec la tapisserie ancienne de l’orangerie.

142 : Un superbe vase repose sur une console, tous deux en carton !

La encore on pouvait admirer de près des structures géométriques en fil de fer , ou des formes audacieuses de fer et pierre, fil de fer et carton, ou d’autres matériaux que je n’ai pas identifiés.

128 : Une autre création originale : carton, verre, pierre, métal, et c’est beau !

J’oubliais… Cachés dans le décor, des textes de Bernard Blaise, racontant avec humour et force jeux de mots, sa vie, ses idées, son parcours…

Cliquez sur une des photos miniatures ci-dessous pour regarder le diaporama


Si vous entendez parler d’une de ses expositions à venir : allez la voir, cela vaut vraiment le coup d’oeil.

Philippe

pour en savoir plus sur Bernard Blaise, visitez son site http://web.me.com/bernardblaise
(Beaucoup de photos et de jeux de mots, des expositions )

Visite du parc du château de St Lubin avec l’Avern

Samedi 24 Avril, vers 15h, nous avions rendez-vous dans le parc du château de St Lubin des Joncherêts  pour une sortie nature organisée par l’Avern sur le thème : « La flore,  les oiseaux, les eaux de l’Avre ». L’Avern, Association Vie Environnement Respect Nature, est une association de protection de l’environnement basée à Vernouillet (Eure-et-Loir, à coté de Dreux), agréée sur 75 communes d’Eure-et-Loir. Elle tire son nom du mot cetique Vern qui signifie Aulne. L’Avern organise diverses manifestations et conférences en faveur de la protection de la biodiversité et du respect envers les animaux, des films avec débat, etc… (renseignements au 02.37.46.71.97)

Nous attendons, devant l'orangerie du château, le départ de la sortie nature dans le parc du château de St Lubin


 

Le chateau et l'église de St Lubin vus depuis le parc du chateau


 

Nous étions assez nombreux, peut être 40 personnes, devant l’orangerie du château (photo 47), attendant la visite. Nous débutons celle-ci en traversant le château pour nous rendre dans le parc, admirant au passage la vue sur le depuis la passerelle qui enjambe les douves entourant le château. Arrivés dans le parc, Mr Latour, propriétaire du château, qui nous accueille, nous raconte avec verve l’histoire du château, construit vers 1620, et racheté par ses arrières grands parents. Mr Latour organise fréquemment des visites du parc et de l’orangerie du château, pour des fêtes locales, des expositions, ou des journées de découverte de la nature. Nous sommes ensuite guidés par un naturaliste de l’Avern qui nous propose d’abord un temps d’écoute pour reconnaître le cri des oiseaux, puis nous avançons dans le parc en direction de platanes centenaires au milieu du parc (photos 058, 065 et 069 – diaporama). Nous restons longuement autour des troncs massifs et des branches tentaculaires devant lesquelles nous paraissons tout petits. Un trou dans un arbre (photo 069 diaporama), haut comme un homme, forme une caverne qui fait la joie des enfants. Après un bref coup d’œil en arrière en direction de l’église et du château (photo 060 diaporama), nous avons longé la pièce d’eau (photo 076) , allant en direction de l’Avre.

Dans le parc du château de St Lubin. Un platane centenaire


 

Dans le parc du château de St Lubin. La pièce d’eau


 

Au bord de l’Avre, plus loin du château, les herbes sont plus hautes. Notre guide nous fait découvrir quelques herbes sauvages reconnaissables soit à leur forme (photo 080), soit par leur goût (photo 085). Dans le groupe plusieurs sont venus avec leurs livres de botanique pour mieux identifier les nombreuses espèces présentées.

Notre guide présente une plante du bord de rivière.


 

Des personnes du groupe observent de près les plantes et vérifient les propriétés gustatives des fleurs


 

Franchissant une passerelle, nous dépassons la pièce d’eau en longeant l’Avre, marchant dans les grandes herbes, que notre guide nous fait découvrir au passage (photo 10364 diaporama). Notre guide attire notre attention sur les aulnes, très nombreux au bord de l’Avre (photo 10366 diaporama). Nous passons un long moment à discuter sur l’avenir de l’Avre en observant une vieille écluse (photo 094). De nombreux participants, dont Mr Latour, sont inquiets pour le devenir de la rivière : Le niveau de l’eau est souvent très bas en été, suite aux pompages de collecte d’eau potable (voir article Rueil La Gadelière) et les riverains sont en désaccord avec l’administration qui voudrait supprimer toutes les écluses le long de l’Avre et les biefs. Deux cygnes ont élu domicile pour couver dans une petite ile au milieu de la rivière (photo 092 diaporama). En cette belle journée de printemps, les papillons sont nombreux. Notre guide nous en capture un beau spécimen dans un pot transparent, que nous observons puis relachons bien vite (photo 096). Nous terminons la promenade en observant les corbeaux et corneille, très nombreux des deux côtés de l’Avre (Photo 10375 diaporama). Nous terminons la promenade par l’observation d’un champignon amadou (ou amadouvier ) (photo 10386) tiré d’un tronc  dont nous vérifions la combustion lente sur un petit morceau.

Nous sommes revenus vers 17h à l’orangerie, pour visiter l’exposition de Bernard Blaise (voir futur article), ravis de cette découverte de la nature tout près de chez nous.

Vannes de réglage du débit de l’eau sur un des bras de l’Avre


 

Un champignon amadou (amadouvier)


 

Diaporama :


 
Philippe

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