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J’ai trouvé cette promenade dans le TopoGuide des chemins de petite randonnée « L’Eure et Loir à pied » (circuit n°3, 14km), édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre. Une excursion idéale pour un début Avril, sur des chemins bien empierrés !
Rueil la Gadelière en Eure-et-Loir est un petit village au sud de Verneuil sur Avre, situé sur un plateau, avec une vue agréable depuis l’église sur la vallée de la Vigne. L’église St Denis (photo 003) devant laquelle nous nous sommes garés aurait été construite au XI ème siècle, et modifiée au XVI ème siècle (façade sud).
 L’église de Rueil la Gadelière (XIe et XVIeme siècles)
Depuis l’église nous suivons la route en direction du cimetière. Celui-ci abrite la tombe du peintre Maurice de Vlaminck ( Wikipedia : Maurice_de_Vlaminck ), l’un des précurseur du fauvisme en 1905, installé en 1925 à Rueil la Gadelière. On voit sa tombe dans le petit cimetière, signalée par un panneau explicatif (voir photo 004). Deux pierres tombales très simples marquent les tombes de Maurice et de sa femme. On distingue les phrases de Maurice de Vlaminck gravées sur la tombe, rappelées sur le panneau : «Je n’ai jamais rien demandé. La vie m’a tout donnée. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai peint ce que j’ai vu ».
 Rueil la Gadelière : Les tombes de Maurice et Berthe de Vlaminck
Sortant du cimetière, on traverse rapidement la D316 pour s’engager en descente en direction des captages d’eau de la ville de Paris. Le chemin bien empierré passe entre deux clôtures bien fermées. On aperçoit dans le bas les installations de pompage et d’inspection (photo 007) des sources de la Vigne. Paris manquant d’eau vers 1880, les huit sources de la Vigne ont été captées en 1891 et amenées par aqueduc jusqu’à la banlieue parisienne. Inauguré en 1893, l’aqueduc de l’Avre achemine depuis Rueil-la-Gadelière, sur 102 km de distance, 80 millions de litres par jour (sur un total de 680 millions de litres). Aujourd’hui encore cet endroit est le point de captage principal du bassin de l’Avre pour la ville de Paris (8 millions de m3 par an sur les 21.58 millions de m3 prélevés dans le bassin de l’Avre). Pour en savoir plus sur la gestion des eaux du bassin de l’Avre rendez vous sur le site du Schéma d’Aménagement et de gestion des Eaux (voir le site : SAGE ) de l’Avre, ainsi que sur le site de l’Eau de Paris, Eau de Paris , organisme public qui gère depuis janvier 2010 la distribution de l’eau de la ville. C’est passionnant !
 Rueil la Gadelière : Installations de captage et d’inspection des sources de la Vigne
Indifférent au gigantisme de la zone de captage, notre chien Bretzel nous entraine le long du chemin, ravi du parcours dans la nature. De part et d’autre du chemin, des clôtures protègent des zones entières, désertes quoique bien entretenues. (Photo 11). Le plus impressionnant est la rencontre d’une ferme (lieu dit du Nouvet), semble-t-il abandonnée en excellent état qui semble n’abriter que quelques engins agricoles. Tout semble évacué pour éviter toute pollution des activités humaines.
 Rueil la Gadelière : Le chemin passe en 2 clôtures de la zone de captage
 Rueil la Gadelière : Une superbe ferme qu’on dirait abandonnée
Plus loin en contrebas on rencontre encore des bâtiments de captage isolés par les clôtures. On se croirait aux abords d’un centre atomique ! Le gigantisme des zones réservées suggère aisément les enjeux de santé publique et économiques. Pour vous en convaincre lisez par exemple les objectifs du S.A.G.E pour 2011. ( Objectifs du S.A.G.E ). Ce document illustre bien les difficultés à vaincre : lutte contre les polluants (nitrates, pesticides), besoin d’assurer l’approvisionnement en eau mais risque d’assèchement partiel de l’Avre suite au captage en période sèche, entretien des ouvrages (biefs, écluses), sans oublier la préservation des sites et milieux aquatiques.
 Rueil la Gadelière : Installations de captage et d’inspection des sources de la Vigne
Nous sommes revenus ravis de notre promenade, non pas tant pour la beauté du site, mais pour sa tranquillité idéale pour la petite randonnée avec un chien, et cette évocation discrète de la vie écologique et économique de l’Avre.
Philippe
La Ferrière (site de la mairie ( http://laferrieresurrisle.com/ ) est un petit village très pittoresque de 265 habitants avec de nombreuses maisons à colombages (voir l’article « maisons à Colombages » sur Wikipedia ), des halles couvertes du 14 ème siècle, et l’église St Georges du 13 ème siècle. Nous avons découvert la Ferrière par le guide de chemins de petite randonnée « l’Eure à pied (voir note en fin d’article). La Ferrière est en effet point de départ de deux circuits de randonnée, le circuit de Champignolles (12km) et le Circuit du Val Gallerand (18km) que nous voulons parcourir cette année. (voir aussi toutes les photos sur le diaporama )
 464 : La Ferriere sur Risle. L’entrée du pays, avec une alternance de maisons à colombages et de maisons en briques
Venant de Beaumont le Roger par la D23, on traverse la superbe forêt de Beaumont du nord au sud, puis on entre dans Ajou, joli petit village voisin de La Ferrière de l’autre côté de La Risle (photo 466). Traversant le pont on arrive à la Ferrière. Le village comporte un mélange harmonieux de maisons en briques et de maisons à colombages(464). Sur certaines maisons à colombages, le plâtre entre les poutres est gravé de curieux motifs géométriques (468).
 468 : La Ferriere sur Risle. Une maison à colombages avec des motifs géométriques gravés sur le plâtre.
Nous arrivons ensuite devant l’église au centre d’une grande place (471). Nous nous garons facilement, juste à côté de la pharmacie, avec un beau point de vue sur le clocher du 13 ème siècle (450). Nous allons sur la droite en direction de la place du marché, suivant la rue des huchiers. Nous arrivons devant la halle du 14 ème siècle (454). L’intérieur de la halle est soutenu par une forêt de poutres massives (452). La rue grande qui borde la halle abrite plusieurs enseignes de commerces qui rehaussent encore l’alternance de maisons en briques et à colombages (462). (voir aussi toutes les photos sur le diaporama )
 450 : L’église St Georges. Le clocher date du 13 ème siècle.
 452 : Les poutres de la halle du 14 ème siècle.
Revenant sur nos pas nous visitons l’église St Georges à tour de rôle, tandis que notre chien Bretzel visite la place de l’église. La décoration intérieure est remarquable. Le chœur est isolé de la nef par un jubé (photo 472). On remarque une belle statue en bois de la Vierge, sur un des autels latéraux du jubé (476) ainsi qu’une autre statue polychrome de la Vierge, dans une niche sur le mur de gauche (475). (voir aussi toutes les photos sur le diaporama )
 472 : La Ferriere sur Risle. Eglise St Georges. La nef et le jubé.
 474 : La Ferriere sur Risle, église St Georges. Le Retable
Dans le chœur, le Retable, un des plus beaux de France, a été restauré en 1970. Il est classé comme monument historique. On peut admirer le travail de sculpture sur chêne, qui depuis près de 3 siècles n’a pas bougé. Le tout est décoré à la feuille d’or. On remarquera dans ce retable le Tabernacle monumental et la dentelle de bois des petites colonnes.
A 17h le froid tombe rapidement, nous ne sommes que début Mars. Nous reviendrons aux beaux jours pour une randonnée sur le GR224 qui passe à la Ferrière, et pour le moment nous revenons vers Conches puis Nonancourt.
diaporama :
Philippe
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« l’Eure à pied » : topo guide n°41 de la série « les départements de France à pied » édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre
Partant de l’église St Nicolas, nous prenons la rue de l’abbaye, en direction du prieuré de la Trinité. Il aurait été construit par Roger de Beaumont en 1088 abritant d’abord des chanoines d’Oxford, puis les moines du Bec Hellouin à partir de 1142. Pratiquement abandonnés à la révolution, les locaux sont dévastés, puis transformés en filature de coton en 1820, et enfin ravagés par un incendie en 1855. Un membre de l’Institut acheta ce qui restait des ruines pour les sauver, et les léguer à l’état. Le prieuré est aujourd’hui classé monument historique.
 384 : Beaumont le Roger. Vue d’ensemble sur le prieuré de la Trinité, côté est
Nous arrivons devant le prieuré (photo 384). Aujourd’hui, il ne reste que quelques pans de murs des anciens bâtiments claustraux. Il reste à flanc de colline des ruines spectaculaires de l’église. On remarque en particulier le chevet, côté est, percé par une large baie, et le mur nord orné de hautes fenêtres. On accède à l’église par une longue galerie anciennement voûtée, remaniée au 15 è me siècle, dont la muraille est flanquée de contreforts massifs. Nous entrons par le passage voûté après avoir contemplé les ruines de l’église abbatiale à flanc de colline. Le chemin monte vers l’abbaye, passant sous une succession de voutes. La lumière joue avec les fenêtres du côté sud (photo 389). A cet endroit, je m’imagine volontiers pèlerin montant vers le monastère. Nous sortons du passage vouté. Le chemin goudronné continue à monter puis fait un virage pour arriver sur le plateau. On voit alors l’étendue des bâtiments conventuels disséminés dans le parc (photos 424, 425). voir ci-dessous photos et diaporama
 389 : Le passage voute vers l'église
 395 : Jeu de lumière dans les fenêtres du passage voûté
 425 : Les ruines de l’église et au premier plan, accolé au pignon occidental un mur de la salle capitulaire
On profite, du haut de l’esplanade, d’un large panorama sur la ville de Beaumont le Roger et sur la vallée de la Risle (Photo 410). Nous regardons le paysage puis avant de rentrer dans les ruines de l’église, passant sous une voute du mur ouest (Photo 419). Le mur nord est bien conservé, les fenêtres sont encore intactes (photo 404). Nous remarquons au bas du mur des niches en forme de fenêtres creusées dans le mur. On suppose qu’elles auraient servi de sièges aux moines.
 410 : Vue sur La vallée de la Risle
 404 : L’église. Le mur nord est partagé en 8 travées percées de hautes fenêtres, encore en assez bon état
Nous passons quelques temps à faire le tour des ruines, passant dans les hautes herbes pour aller au bord du mur d’enceinte. La vue sur la ville est superbe (photo 408). Nous repartons ravis de cette excursion moyenâgeuse, nous imaginant dans l’abbaye du livre (et du film) d’Umberto Ecco « Le nom de la Rose ». Bretzel notre chien aura surtout retenu la proximité de la forêt.
diaporama :
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Philippe
Beaumont le Roger est une cité accueillante d’environ 3000 habitants, située à 30km à l’ouest d’Evreux, dans l’Eure. La ville doit son nom à Roger de Beaumont, conseiller de Guillaume le Conquérant, qui assista la princesse Mathilde dans l’administration de la Normandie lors de la conquête de l’Angleterre (1066). Il y fit construire un château et fonda l’église Saint-Nicolas et le prieuré de la Trinité. La ville est traversée par la rivière la Risle et le chemin de randonnée GR224 qui traverse la très belle forêt de Beaumont. Voir plus de détails sur le site www.beaumont-le-roger.fr/
En ce froid samedi de début mars, nous avons décidé de découvrir la vallée de la Risle entre Beaumont le Roger et la Ferrière-sur-Risle, un futur but de promenade pour les beaux jours. La visite de Beaumont le Roger commence par l’église Saint Nicolas fondée au 11eme siècle puis complètement rebâtie au 13eme siècle (reste de piliers), 15eme siècle (trois piliers nord de la nef, les murs extérieurs et la tour) , 16eme siècle (voutes du chœur).
Nous garons la voiture sur une petite place devant l’église, bordée de petits commerces (photo 380 – voir aussi diaporama). De l’autre coté l’église nous domine de sa masse imposante (photo 442).
 442 : L’église St Nicolas vue de la rue St Nicolas
De l’extérieur, l’église est remarquable par ses gargouilles juchées au dessus d’une dentelle sculptée (photos 448 , 449 , 445, 450 – voir aussi diaporama) et la tour-clocher 441 -voir diaporama datant du 16eme siècle dont les contreforts s’élèvent jusqu’à la toiture. De petites pyramides égaient la partie supérieure ornée de dentelles de pierre. Niché dans le clocher, la statue-jacquemart représente le général romain Regulus (447), symbole du respect de la parole donnée (voir l’histoire du consul Regulus sur Wikipedia Marcus_Atilius_Regulus_(consul_en_-267) ) . Le jacquemart sonne toutes les heures depuis 1826.
 449 : Un moine ou un pèlerin?
 447 : Le jacquemart représente le général romain Regulus. Ses mains frappent un carillon toutes les heures.
En rentrant dans l’église, on remarque la voute en bois soutenue par des piliers massifs (photo 363), et surtout de très beaux ensembles de vitraux, notamment de remarquables vitraux classés, du XVIème siècle et des vitraux modernes de Max Ingrand dans le chœur (365, 370) et de Michel Durand (367, 369) sur le mur méridional. L’église offre un riche ensemble de vingt statues de bois ou de pierre des XVème, XVIème et XVIIème siècles, bien visibles dans les collatéraux (photo 362). Voir aussi les photos du diaporama
 363 : Intérieur de l’église St Nicolas. La nef. On remarque la voute de bois au plafond et les piliers massifs.
J’ai bien aimé regarder les scènes de la Bible illustrées sur les vitraux de la façade sud (367, 369), comme par exemple le baptême du Christ, la multiplication de pains, le bon samaritain, les vierges folles et les vierges sages, le fils prodigue (photo 367), l’histoire du pauvre Lazare (photo 369). Sur le mur nord, un très bel orgue est entouré de vitraux anciens (photo 368). Les vitraux du chœur (photo 365) représentent des saints tels que Bernadette Soubirous, Thérèse de Lisieux, Le curé d’Ars (photo 370). Voir aussi les photos du diaporama
 367 : Un vitrail du coté sud, représentant des scènes de la Bible.
368 : Un joli vitrail surmonte l’orgue. Il représente le Christ s’adressant aux nations (remarquer les indiens etc..). Je ne suis pas sur que ce vitrail soit vraiment du 16eme siecle ( !).
 Un joli vitrail surmonte l’orgue. Il représente le Christ s’adressant aux nations
diaporama :
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Philippe
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